Vu sur le site de
Sud Ouest
Carcassonne-Auch : il était vraiment temps que ça se termine
PRO D2. Huitième match consécutif sans succès pour le FCAG, à qui la trêve va faire du bien
Il y a ceux qui se souviendront avec douceur de l'année 2012, comme François Hollande et Barack Obama. Et puis il y a les autres, comme Grégory Patat, qui auraient aimé que le mois de décembre soit un peu plus court cette année. L'entraîneur auscitain a vu son équipe enchaîner un huitième match sans victoire hier à Carcassonne. Le dernier succès gersois en 2012 restera donc à jamais celui face à Lyon en octobre. Une éternité.
Le plus triste est peut-être que cela n'a rien d'une surprise, et que l'on n'a jamais vraiment senti les Auscitains en mesure d'inverser la tendance sur la pelouse d'une équipe en pleine confiance, elle. Comme prévu, l'expérimentale charnière Briscadieu/Grimaud, lancée pour faire face à une cascade de blessures, a peiné à faire avancer la barque auscitaine, notamment au pied. Et comme leurs coéquipiers ont semblé à la peine physiquement, perdant la plupart de leurs duels, le match s'est vite transformé en une partie d'attaque/défense à sens unique.
Le triangle d'attaque audois s'en est donné à cœur joie, avec un essai pour chacun de ses membres. C'est d'abord Codjo qui était à la conclusion d'un superbe contre de 80m (10-0, 21e), alors que le FCAG avait réalisé une entame solide. Cela s'est donc gâté par la suite, et quand Cazeaux, avec un peu de réussite, permettait à son équipe de faire le trou dès le retour des vestiaires (20-3, 46e), Carcassonne semblait clairement sur les rails du bonus offensif.
Vivement 2013
Mais c'est dans le contenu des trente dernières minutes, et surtout leur courage, que les Auscitains trouveront un peu de réconfort pendant les fêtes. Là où certaines équipes auraient explosé, le FCAG a su stopper l'hémorragie et mieux finir le match, avec l'essai mérité de Clarac avant la dernière réplique de Lazzarotto.
Au final, les Auscitains ne marquent pas de points, mais peuvent donc partir en vacances sans avoir grand-chose à se reprocher. Un constat qui ne console pas tout à fait Patrick Bosque. « On aimerait surtout que ça tourne. On s'y file mais on n'est pas récompensés et ça fait un moment que l'on passe des dimanches de merde », souffle l'ailier auscitain.
« Il n'y a pas grand-chose à dire, on va se reposer, se ressourcer, et le mois de janvier sera important », estime ainsi Julien Sarraute, l'entraîneur adjoint du FCAG. Dès la reprise, son équipe enchaînera un déplacement à Massy et la réception d'Aix-en-Provence, deux concurrents directs pour le maintien. Mais avec les retours des Dut, Tapasu, Peluchon ou Lagardère, le début d'année 2013 devrait être très différent de la fin 2012. Ou alors, il sera vraiment temps de s'inquiéter pour le FCAG.
Lien direct: http://www.sudouest.fr/2012/12/23/il-et ... S-10521769